mardi 21 octobre 2008

Daft Punk's Electroma


TOUT d'abord, je l'avais promis : Pour ou contre avoir mis une meuf à poil pour attirer des gens ^^ ?

Ensuite, parlons un peu d'Electroma.

Contrairement à D.A.F.T. (Le DVD des clips de Homework) ou INTERSTELLA 5555 (Les images qui vont avec Discovery, par le géant Leiji Matsumoto (Albator)), Electroma a été réalisé par les deux compères (Guy-Man et Thomas) et la B.O. n'est pas des Daft Punks.

Ce film est un concept à lui tout seul. Le sujet, le traitement, même le mode de diffusion, tout y est relativement anti-conformiste.

Le traitement, d'abord, qui peut sembler le plus anecdotique : Ce film n'est joué qu'une fois par semaine, dans un seul cinéma (Parisien, si c'est pas élitiste, ça).
Tous les samedis soir depuis le 21 Mai 2006, à minuit, au cinéma du Panthéon.

Ce concept va permettre au film de s'exporter, parce qu'il aura fait parler de lui grâce à ce format de diffusion inhabituel.

Personnellement, je ne me rends absolument pas compte si c'est hype, pas hype, underground... Aucune idée de l'impact.
D'ailleurs, en l'ayant vu au ciné... Suis-je dans une catégorie minoritaire ou majoritaire sur VIP ?

Mais alors pourquoi ? Pourquoi cette diffusion au compte-goutte ? Je suppose que c'est pour coller à l'univers du film.

L'on suit donc, dans ce film sans paroles, les pérégrinations de deux robots amis (Pas joués par les Dafts) qui décident de devenir humains... Tadaiiiin...



Franchement, le scénario est pas ce qui fait la force du film, je pense que je peux vous gâcher la fin, relativement convenue, de toutes façons.
Néanmoins, je met quand même un petit Warning :

Spoiler.


Ils deviennent donc humains, grâce à l'aide de masque en latex. Mais ils se font pourchasser par la ville en furie. Se réfugient dans les chiottes où ils enlèvent leur masque, déjà tout gluant à cause de la chaleur.
Ensuite, ils marchent, dans le désert ( Gerry, de Gus Van Sant est cité dans quelques interviews). Mais, désespéré par l'échec de leur rêve, l'un demande à l'autre de mettre fin à ses jours (ils ont un système de destruction dans le dos). Et comme il se retrouve tout seul, sans troisième bras pour atteindre le bouton rouge ("Régis" ^^), il se suicide à la loupe, et prend feu, tel un magnifique Wish You Were Here.


End Spoiler.

La première chose qui vient quand on sort de la salle, c'est quand même : "Bon, bah on pourra dire qu'on l'a vu !"
Cette phrase résume assez bien l'idée générale. Pas de bouleversements, pas les larmes aux yeux, pas de cris de jouissances. Nan. Déçu.

"Fait chier, on est pas assez taré-cinégeek-fan_des_Dafts pour avoir aimé..."

Mais ! Il y a toujours un "mais".

Mais avec le recul, c'est pas si mauvais. C'est dérangeant, et ça le premier qui me dit le contraire, c'est la camisole.

La musique colle vraiment vraiment bien (surtout Todd Rundgren et l'Allegri, qui m'ont le plus marqués), rien à redire sur la photo, (d'ailleurs, en DVD, ça doit être vraiment de la merde ^^), et la réflexion y est présente. Toutes ces questions qu'on s'est posées plusieurs fois, mais qu'on se repose quand même, parce qu'on s'emmerde :D !
C'est pas que ça fait réfléchir, c'est que ça fait penser.

Il faut savoir que chez les Dafts, le robot est métaphore de la technologie, qui attire et effraie.

Dans le désordre,

Le désespoir...
Le droit à la différence ;
La technologie à tout prix ?
Doit-on assouvir ses fantasmes ?
La chirurgie esthétique, c'est mal !!
Comment peut-on marcher autant de temps dans le désert sans avoir soif ??



Ces questions ne sont pas très originales, bien sur. Mais il faut quand même avouer que le traitement est original. Et rien que pour ça, ils mériteraient mes deux étoiles sur Allociné, voir 3, à la place de Une, à l'origine.

Mais sur la fin, c'est franchement longuet... Et si il n'y avait pas eu du feu (Pyromanie, quand tu nous tient) et un hommage à Wish You Were Here (Pink Floyd), je serais sorti en gueulant, comme d'autres ^^.

Ah au fait, tant que j'y pense : il y A une femme à poil, donc mon image est en rapport avec le film. Na !


Je dis plus haut que la B.O. n'est pas des Dafts. Et bah c'est vrai.

Et comme je suis un mec super VIP, voici, pour vous, chers Auditeurs, Trices, en EXCLUSIVITÉ mondiale....

Le PODCAST DE LA B.O. d'ELECTROMA ! (Onglet Podcast, au dessus de la fenêtre de TELEX)

tracklist :
01 - Todd Rundgren - International Feel
02 - Brian Eno - In Dark Trees
03 - Curtis Mayfield - Billy Jack
04 - Allegri - Miserere - Allegri a neuf voix
05 - Sebastien Tellier - Universe
06 - Joseph Haydn - Kodaly Quartet - String Quartet Op 646 II A
07 - Linda Perhacs - If You Were My Man (Demo)
08 - Chopin (Harasiewicz) - Prelude No 4 in E-minor, Op.28
09 - Jackson C. Frank - I Want To Be Alone (Dialogue)


Pour déblatérer un peu sur la B.O., il est à noter que la première scène débute par un plan séquence où l'on rattrape une voiture, noire (Ferrari 400 GT, disent les experts, immatriculée "HUMAN"), sur de l'asphalte noir et américain, dans un désert ocre et jaune et californien. La voiture rattrapée, la caméra alterne entre : tourner autour de la voiture, caméra embarquée zoomée sur les bandes jaunes de la route 66, vue sur la plaque, etc.

Je ne me rappelle plus quand la musique part. Mais je suis quasiment sur que le son que l'on entend au départ est rallongé d'au moins 3 minutes ^^. Bref, le départ de "International Feel" est à écouter absolument, et à voir, c'est franchement jouissif !! Le plus dingue, je crois, c'est l'envie incoercible qu'a le haut du corps a appuyer lourdement le beat, de haut en bas...

Pour commenter la B.O. en général, il faudrait que je commente chaque chanson avec la scène qui convient, ce qui est inconcevable dans un article déjà très long :D !



Vu ?
Aimé ?
Ou pas ?
Réactions ?
Pour ou contre l'Origine du Monde ?


Decembre 2007

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