mercredi 22 octobre 2008

Todorov

Bon il parait qu'il faut que je mette à jour parce qu'on à l'impression que je déprime, alors que c'est faux, ce n'était que le temps d'une soirée...
Bref.
Je viens de lire quelque chose d'assez intéressant...
Il s'agit de d'un extrait de l'autobiographie de Tzvetan TODOROV, Devoirs et délices, une vie de passeur

L'auteur (oui je vais pas réécrire son nom à chaque fois ) y expose quelque théorie sur l'humain... Comme il le dit lui-même : " cette recherche a pris la voie des sciences humaines, de l'histoire, de l'anthropologie, de l'étude des textes".
Il y fait donc des recherches... Sur le "destin personnel", à savoir si notre voie (scientifique ou littéraire, par exemple) est tracé par nos expériences personnelles, ou si au contraire on nait scientifique ou littéraire... Il dresse une autre théorie, sur laquelle je vais m'attarder. Il parle de la "grande poétesse russe Mariva Tsvétaeva" et la cite : " Qui pourrait parler de ses souffrances sans être enthousiasmé, c'est-à-dire heureux ". Todorov explique ensuite brièvement son point de vue, mais je l'éclipse volontairement pour l'instant...

Je pense qu'il y a une once de vérité dans cette phrase... Prenons quelqu'un de réellement malheureux.. Est-ce que à chaque fois qu'il va rencontrer quelqu'un dans la rue, dans son bahut, ou n'importe où, répondra "non " au rituel et sempiternelle "ça va ?" Assurément non...
Prenons maintenant quelqu'un qui à un coup de déprime... Lui répondra aussi oui à la question rhétorique... Sauf, s'il veut que quelqu'un lui remonte le moral. Et généralement il ne répondra non qu'a 1, voire 2 personnes, des personnes qu'il aime profondément... Donc si un jour quelqu'un vous réponds non, vous saurez qu'il (elle) tient beaucoup à vous....
Quand au fait que je pense qu'il n'y ait qu'une once de vérité dans cette phrase, c'est parce que je n'irais pas jusqu'à dire que la personne va être "heureuse" mais qu'elle ne sera pas profondément malheureuse...
Et quant au point de vue de Todorov, j'ai oublié et ça me soule d'aller le chercher...

See You,

No CommenT,

SwifT

Septembre 2005





Ca faisait un bail que j'étais pas allé sur ce blog. Et je me trouve incroyable, alors que c'était il y a quand même 3 ans. Bon, mes phrases sont pas clairs, on voit clairement que je ne sais pas de quoi je parle, et que je déblatère sans raisons, mais quand même, on peut presque deviner un point de vue.

"Qui pourrait parler de ses souffrances sans être enthousiasmé, c'est-à-dire heureux". Aujourd'hui, je pense que je peux répondre plus clairement, et je pense que je me dois bien ça.

Il y a plusieurs interprétations possibles, je pense, et comme je connais pas bien (euphémisme) la vie de Tsvétaeva, je ne peux en éliminer aucune.

La première qui me vient à l'esprit, c'est l'auto-flagellation, le martyr. Qui n'a jamais essayé de se faire passer pour plus malheureux qu'il n'est, juste pour obtenir un peu plus de la part de l'oreille attentive, de l'épaule à épanchement, etc. Plus de réconfort, plus de pitié, pour les plus desesperés. Ou alors heureux qu'enfin quelque chose de malheureux lui arrive, et qu'il puisse se faire réconforter, cajoler. Je m'apercois en écrivant que ce que je décris n'est pas fondamentalement un état "heureux". Mais depuis quand la philo est une science exacte !?

La deuxième interprétation qui me vient à l'esprit, c'est en fait à peu près la même, sauf que c'est beaucoup plus de l'attaque.
Il se pourrait qu'elle parle de la véritable souffrance, ultime, celle qui ne peut et ne pourra jamais sortir du coeur et de la tête de quelqu'un, et que si une souffrance peut-être exterioriser, c'est que ça n'en est pas une qui mérite d'être appellée souffrance.
Et que si elle ne mérite pas d'être appellée comme ça, alors l'on ne souffre pas, et si l'on ne souffre pas, et bien l'on est heureux.

La différence majeur entre les deux cas est que dans l'un, on peut avoir conscience d'être heureux et d'être un connard et de profiter de la bonté des gens, et dans l'autre, c'est juste un axiome sémantique déstiné à rappeller au gens que s'ils peuvent parler de leurs souffrances, alors c'est qu'elle n'est pas si terrible.

Pour résumer tout à fait :
1) La sentence comme une dénonciation.
2) L'axiome relativiste.


Who... Pour faire d'une dissertation un plaisir, le Français doit vraiment me manquer ;)

Finalement, du haut de mes 16 ans, j'étais déjà bien parti dans la bonne direction. C'était juste pas très clair. En relisant 3 fois, j'ai compris, mais quand même. J'aurais pu faire un effort.

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