mercredi 22 octobre 2008

Journal d'un garçon dans le vent parmis d'autres...

Voilà, mon chef-d'oeuvre, la raison de l'ouverture de ce blog. Parce que je suis fier de ce texte, parce que j'ai envie que des gens le lisent. C'est long, mais voyez-ça comme une nouvelle. Le récit d'une semaine absolument magique, entre Milan, Venise, Budapest et Vienne, de 4 garçons qui ont évolués, contre vents zé marées.

Enjoy...

Hadrien.

























Samedi 23 Aout J-1 18h



Les préparatifs de dernière minutes s'avèrent être en fait les seuls et uniques. Achats des sacs à dos, casse-dales du premier voyage. LA route est longue, 14h de voyage. LE moral des troupes est au beau fixe. On vend tous du rêve, et on est d'une impatience folle.

Squatt chez Arnaud, on réparti les vivres, c'est à dire des barres de céréales.



La frénésie du départ ne nous quittent pas. La perspective d'un voyage culturel autant que l'aventure humaine et amicale qui nous attendent m'excitent plus qu'aucun de mes voyages de l'été. A part peut-être mon premier retour à Paris.

Malgré que ce soit mon premier voyage de la sorte, je n'éprouve aucune espèce d'inquiétude... En même temps, on va pas dans le tiers-monde, je pars pas seul, et les conditions psychologiques sont bonnes.

Life is beautiful...







Dimanche 24 Août 20h30, H-2



Les sacs sont fin prêt, et le cliché est au rendez-vous : On a effectivement l'air de gros baroudeur.

Enfermés dans la griseur (Aïïïeeuh !) parisienne, les badauds nous regardent mi impressionné, mi jaloux. L'excitation gagne en intensité à chaque minute.



Je pense que ce sont les sacs qui influent mon jugement, car je me sens comme la masse m'imagine. Je me range de leur côté en me disant qu'on part faire le tour du monde en détruisant nos cartes bleus. Ils créent le mythe, je l'alimente, puis j'en profite. Comme quoi, l'habit fait le moine, même pour le moine.



Après le train, le métro pour rejoindre la gare routière. Les lumières dansent (dans l'ambulance, air connu), mais les gens sont immobiles; quelle ironie.



Les seuls personnes qui discutent sont étrangères, anglaise, d'ailleurs. J'ai hâte de découvrir les métros des villes qu'on s'apprête à visiter pour voir si seuls les parisiens ont l'air de ne jamais avoir vu la lumière du soleil.



Théo est en retard sur nous. C'est pas pour balance, mais ça me fait rire. D'autant qu'il n'est absolument pas en retard sur e car, mais sur nous. Dieu que cette grosse américaine devant nous a les pieds dégueulasse.



M-10, Gare routière de Galieni, le même jour.



Cette gare routière est parmi les plus glauques qu'il m'ai été donné de voir. Il pleut. Pisser au bord du périph' est, par contre, une expérience de vie plutôt chouette.

Attente. L'attente est quelque chose de profondément humain. D'aucun pense que c'est une question de patience. Mais il suffit de bien gérer son temps, en trouvant des activités enrichissantes, comme ma préférée : Observer les gens. Comme cette grosse blonde de 45 ans environ, mère d'au moins des 4 filles que je peux voir (même nez), sur-protectrice et proche de ses sous. Elle doit pas avoir beaucoup d'autre choix. Je devine que le mari ne peut pas prendre de vacances, parce que je pense qu'elle vont en vacances, étant donné que je ne dénote aucun accent.

Voilà à quoi je passe mes attentes. Essayer de deviner les gens par leurs gestes et leur paroles. Rien que de déduire tout ça, il s'est écoulé 10 minutes. Mais bon, les gens préfèrent attendre et ne rien faire d'autre, c'est leur choix.

1ere Galère : Pas de bus à notre quai. Il y a qu'un seul putain de quai, c'est forcément là, c'est juste qu'il est pas encore là. On s'attendait pas à ce qu'il arrive 10 minutes plus tard, qu'on charge, et qu'on reparte. Je trouve fou qu'il puissent encore avoir du retard... Après 50 ans d'expérience des chassés-croisés, il pourrait faire leurs horaires à la minute près. Bien loin s'en faut, on part avec 45 minutes de retard. Bon. (NDR : il se trouve qu'il y a plus de paramètre qui rentrent en jeu que les bouchons, j'ai été mauvaise langue). Mais si les voyages en car était safe niveau timing, ça se saurait.



Lundi 25 Août, J1, Milan.



Et voilà, c'est la galère ! Le trajet pour Budapest coûte les yeux de la tête, et en plus on arrive le mercredi matin...

Mais avant ça...... FLASHBACK ! (Poum Poum pidou pa !)



Douanier : Métier consistant à vérifier l'identité des personnes voulant passer une frontière, et plus si affinités. Non politiquement correctement parlant, c'est plus gros emmerdeur qui prend 1h30 pour vérifier les passeports de 30 personnes à 3.



Au moins, les douaniers Suisses, Français puis Italiens nous ont permis de coincher admirablement et sans heurts pendant quelques heures chacun.

Note pour plus tard : Ne plus jamais escompter faire une nuit complète dans un car. Entre les pauses toutes les 2h et l'inconfort général, le sommeil ne peut dépasser l'heure unique.



Nous sommes donc dans le métro, en route pour la gare ferroviaire, afin de voir s'il n'y a pas de meilleur billets que celui que nous propose Eurolines. Je crois que je suis le seul à comprendre qu'on est, à peu de choses près, en train de faire une course contre la montre. Car s'il n'y a pas de train pour Budapest, il faudra qu'on puisse aller dans un cyber-café pour réserver notre billet de bus, en espérant que seulement 2 places sur les 6 dernières aient été réservés pendant ce temps là.



16h30



C'est bon, on a les billets. Pause café-bière-clope devant Il Duomo. Deux heures de visites, et on se prend le temps de faire une pause café-bière-clope pour mater les salopes. Ça rime. On est des alcooliques. Pire encore on est des Mecs Parisiens.

Oh ! Un satellite !



17h15. Ça y est, notre séjour à Milan touche à sa fin.(Oh non ! Déjà ? C'est fou comme le temps passe vite !). Je ne sais pas qui nous a dit qu'il n'y avait rien à voir à Milan, mais ils avaient un peu tort. Et le tort tue. On a donc vu Il Duomo, une très belles églises romane, si je ne m'abuse, puisqu'il y a des arcs brisés.

On s'est ensuite baladés dans ce qui doit être le quartier historique, très joli au demeurant. On aura finalement pas vu grand chose de Milan, mais on a tous préféré 12h de voyage le soir même pour mieux profiter de Buda et de Pest que 15 h le lendemain pour plus cher et « perdre » un jour à Milan.

On a tous perdu 3 litre de flotte en transpiration, parce que la consigne était trop chère. Et aucun de nous ne s'est encore lavés, et on risque pas de pouvoir le faire avant d'arriver à Budapest, le lendemain. Mais comme on est tous dans la même odeur, on s'en fout. Par contre, je plains nos voisins dans les trains ! (((Moi j'arrive à m'auto-asphixier !))) En attendant le départ, on est là, posé devant l'immense gare de Milan, à contempler l'avenue, et regarder le soleil se coucher, et se dire qu'il y a 24h, on regardait Men In Black chez Arnaud. C'est quand même mieux comme ça. A tout' !



Bilan de Milan (Aha)

Milan semble être une ville attractive au premier abord, et je trouve qu'elle a une âââme... (Mais d'où tu viens !!)



Bon, c'est quand même une ville ultra-touristique. On se croirait dans le tiers-monde sur la place Il Duomo, où les arnaqueurs font du forcing pour vendre des choses (Touche pas aux trucs !).



Comme dirait Arnaud (Ça va toi ? ), j'y ai été un peu fort. Disons que c'est plus comme Montmartre. Et je conçois de toute façon que mon jugement est biaisé (Oncle du commissaire Biales) (C'est toi qui est biaisé) (NdR : Putain, vous me faites chier à la fin !) par le peu de temps qu'on a passé ici.



Cela dit, j'ai toujours une appréhension pour les italiens en Italie. Déjà que partout où je vais, ils sont toujours chiant, alors dans leur pays... Le français est nonchalant, l'italien est arrogant.



Théo : Attention, je mange sur le dessein (Aïïe ! Ça pique !) de toute façon (je suis un garçon) il était (un petit navire) tout chier.

C'est une ville avec une âââââme, au moins grande comme.......................... ça !Ouah, lovely !

J'aime les panoramas (Enfin là parce qu'on est dans le train, d'où le fait que je n'arrive pas à écrire)

(NDR : Ouai, c'est ça, il a bon dos le train !)



Cannes, 1er Jour,

7h45, PM

Quelque part entre Milan et Venise, avant le changement avec le Venise-Budapest.

Comme on en peut plus, on finit par se laver dans les chiottes, en s'aspergeant d'eau. C'est un tantinet glauque, mais on a trouvé que ce moyen. Et puis, qu'est-ce que ça fait du bien ! La vie est plus belle, quand on arrive a respirer par le nez !

Mais ça se gâte un peu, car il fait 30° dans le train. Une chaleur bien humide, bien moite, bien désagréable comme il faut. Ça nous rend d'ailleurs un peu amorphe. Pas envie de lire, pas faim, pas envie d'écouter de la zik. Soif, par contre. Très soif. Je m'aperçois alors que je n'ai pas pris plus de 3 gorgées d'eau en 2 jours.



Cannes, 2e Jour (26 Mars)

11h30 A.M.



Whaou... Ça c'est de la gueule (Caisse) de bois !

Putain, les enfants, il s'est passé tellement de choses...

On vous a laissé dans le train Milan Venise. (Jorin insiste pour que je dise qu'il a tout payé. Comme personne ne sait de quoi il s'agit encore et que vous aurez oublié dans 3 lignes, ça ne me gène pas.)

Bref.

Milan Venise, disais-je. On s'arrête, à Mestre, Jorin, gardien des tickets, vérifie que c'est pas la bonne gare. On s'arrête ensuite à Venise Santa-Lucia, et Jorin vérifie que c'est pas la bonne gare. Ya baleine sous gravier. On demande à un contrôleur, et il nous explique qu'on aurait du descendre à Mestre pour choper notre train. Il part dans 3 minutes, le trajet en dure 15, mais on sait jamais, sur un malentendu... On reprend un train pour aller à Mestre, et bien entendu, on le rate. C'est tellement cliché ! Après 1 petite heure de gros bad, en plus des tentatives pour échanger nos billets pour les même le lendemain, le moral remonte un peu grâce à l'hôtel, et surtout grâce au fait qu'on a « gagné » une journée à Venise (Merci Jorin !).

On sort donc de la gare à la recherche d'un hôtel chic et pas cher. 4*, 3*, et merde, il y a rien en dessous, on est bel et bien à Venise ! On trouve finalement un hôtel minable de l'extérieur, avec Néon Bleu, que ne rechignerait pas les motels américains. Un gentil bridé nous accueille (mais meerde ! Ils sont vraiment partout !). En visitant, il s'avère que ce boui-boui est en fait un 3* (gagnée au poker, sans doute), et que les prix ne sont pas donnés. Il a une chambre pour 4. Il nous l'annonce à 35 par personnes. On marchande, sans convictions aucune. Il descend à 30, mais on sent qu'il est à bout. Mais nous on veut du 25, et on en trouvera bien d'autres. On part, mi-bluffant, mi-on-va-chercher-ailleurs. Deux mètres plus tard, une voix s'élève de dernière nous, hurlant dans un Italanglais des plus parfait : « Twenti-Chinnquo ! ».

Le bad termine définitivement et se transforme en euphorie : On est à VENISE, les gros !!



Comme je sais plus qui disait, se taper la ville des lovers à 4 mecs, c'est trop la top classe !

D'ailleurs, on tous très envie de fêter ça ! Seul problème, assez paradoxale, c'est qu'on est à Venise.

On marche quelques minutes dans Mestre avant de s'apercevoir que ça ne sert strictement à rien. Il paraît qu'il faut aller à Santa-Lucia pour espérer pouvoir trouver des bars. Alors on marche quelques minutes dans Venise même pour espérer trouver un bar. On en trouve un finalement, de 15 m2, avec 3 clanpins à l'intérieur, et un patron tout jovial, et une serveuse toute mimi. On rentre, on commande la première salve de bière : Läger pour les dèps, strong pour les vrais. On enchaîne quelques bières, quelques chottes, histoire d'être bien. On sort, on marche, on rigole fort, on est bourrés, quoi. Vint ensuite le temps des conneries. L'alcool aidant à peine, on est allé sur le pont qui est en face de la gare, le Pont Scalzi. Théo lance une idée à la con, immédiatement rejoint par Arnaud. Jorin et moi sommes plus réticent. Mais l'alcool et ma fierté on raison de ma raison. Et pouvoir ensuite écrire, dire, crier, hurler, chanter à ses enfants : Tu vois Venise ? Tu vois la gare ? Tu vois le Pont ? Bah j'ai sauté à poil de ce pont.



Putain ce que c'était con, mais putain ce que c'était bon. Rhabillé en deux speed, trempé, salé, courant dans les rues de Venise au hasard parce qu'un type qui passait nous a dit qu'il y avait des flics dans le coin. On revient finalement sur les lieux du crime. « Le premier de l'autre côté du pont a perdu ! ». L'alcool, vous dis-je.

Note pour plus tard : L'alcool ralentit toujours la coordination. (D'ailleurs, les coordonnées sont les plus mal chaussé. AÏÏÏÏEUUUH !).

J'ai fait la plus belle chute de ma vie. Une première sur la première moitié de la descente. Et une seconde, pour atterrir en bas. J'ai même pas gagné, mais ils étaient mort de rire.



Même jour, même lieu, mais il 16h, à la terrasse d'un café.



DING ! C'est l'heure la connerie, l'oeil de Théo commence à pétiller.

'Tain, Théo, on avait dis pas de taule !

Panne sèche d'imagination de connerie réalisable.

Non Théo ! On ne braquera pas de banques !

Let me introduce Kit-Kat, notre mascotte. Un petit chat noir Kinder qui voyage avec nous depuis hier. Il se plaît bien. NON Théo... Euhhh Kit-Kat, on ne braquera pas une banque !

Il faut savoir que Kit-Kat est sûrement de mèche avec Théo.



Encore même jour, mais 18h30.

Sur le quai de la gare, à glander. J'aime Venise, c'est pas aussi surfait que je l'imaginais. Et puis, on pourra dire : je l'ai fait ^^.







Fiou... Mardi 26 Aout (whaou, qu'est-ce que j'écris aujourd'hui !)



On vient d'essuyer une belle tempête psychologique, Matelots ! Comme vous le saviez, on a raté notre train Venise-Budapest. Ce qui veut dire qu'on avait un billet périmé. Mais comme on est jeune, con, et pauvre, on avait déjà décidé la veille qu'on frauderait. Une dizaine de scénarios plus tard, on en trouve un en béton armé. Qu'on a changé 10 minutes avant. On monte confiant, limite, jte jure, ça va chémar !



Les contrôleurs occupent les places juste à côté de nous. Enfin « Nous », on est pas tous assis. Seuls deux places sur nos 4 de la veilles sont libres. Ils ont pas l'air très enclin à la négociation pour le moment. On les laisse partir contrôler...



C'est une femme. Elle se rapproche. Elle est au bout du wagon. Les gens nous regardent avec des regards concupiscents. Enfin, pas très concupiscent parce qu'on sait pas bien ce que ça veut dire.

C'est inexorable maintenant, le piège se referme sur nous. J'ai même l'impression qu'elle nous épie, qu'elle vérifie que ses proies ne peuvent pas bouger, tétanisé par la peur.

Elle arrive à nous. Elle se rappelle de nous, c'est déjà ça.

Sans suspense, elle nous annonce que c'est pas son problème si on s'est « fait vendre un billet pour le mauvais jour »(Dieu qu'il est bon de rejeter la faute sur les autres...). Après quelque minute de palabre, on s'aperçoit qu'on va se faire enculer à sec avec des graviers et des épices od El Paso... Mais finalement, on a payer un seul ticket pour quatre, ce qui est plutôt honnête.

On va a BuDaPeSt !!



Cannes, 3e jour, Budapest, 14h10



Quelle nuit à chier !! n s'est fait réveillé 7 fois, entre les douanes et les controleurs des trois pays qu'on a traversé. D'ailleurs, Arnaud a passé les douanes Suisses, Italiennes, Françaises puis re-Italienne avec un passeport périmé (qu'il a d'ailleurs laissé en caution à l'hôtel ^^). Moi je dis vive les douanes, quoi. L'arrivée à Budapest s'est passé de manière assez royale. Une femme s'amène avant qu'on descende du train, nous offre un plan, nous explique tout dans un anglais assez parfait, les hôtels, les hostels, etc. Elle nous propose de réserver tout le bordel, et le transport gratos en mini-van jusqu'à l'hôtel rien que pour nous. Mais que demande le peuple !

De plus, ça nous a motivé comme des badarz ! Installation dans les chambres posée, la FAT DOUCHAX qui passe trop bien. Un déboitage de bid au BK plus tard, on se retrouve dans un café pour notre activité parisienne masculine favorite. Maté-Café-Clope.



On estime que une fille de 16-35 ans sur deux est carrément bonne.

Quant à l'architecture des bâtiments, moi j'aime, c'est hyper hétéroclite. Théo n'aime pas trop.

Budapest n'a pas l'air aussi ouffissime que Venise niveau bâtiments, mais on peut difficilement avoir moins vu de choses que nous à ce moment précis. Qu'a cela ne tienne, on se mijote donc une petite après midi aux petits oignons. Château, Parlement, Balade. On a tenu les comptes, aussi. Beh ça pique. Par contre, on s'en remettra.



AÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏEEEUUUUUHHH !

Maintenant, on s'en remettra plus. Grâce à une très bonne idée de Théo, on a fait un petit détour par un parc tout en hauteur avant d'aller au château. On a même trouvé une Statue sur sur laquelle grimper. Théo nous parle ensuite d'un attrape touriste à 10 mètres. On s'approche, on observe. C'est un type, 3 boites en cartons, et 1 billes en papier d'alu. On regarde, on se dit que c'est facile. On met 10 000 Kopeck pour nous 4, c'est à dire à peu près 10€ pour nous 4. On met le pied sur la boite, on retourne, pas de bille... OH PUTAIN l'enculé il est pas mauvais. On met du temps à s'en remettre. Mais on est bien décidé à se refaire. Coup d'après, on met 5000 à 3, Jorin en a assez. On met notre pied, mais le complice aussi, alors je fais : Tout à l'heure, on s'est fait niquer et il avait mis son pied aussi. Ok, on joue à celle d'après. On retourne, elle y était. On joue à celle d'après. Elle y est pas. Putain... Ce mec est un arnaqueur de première. Chapeau l'artiste.



(C'est ce qu'on appelle « se faire enculer à SEC !». Bref, n'en parlons plus.)



Cannes 4e Jour, Jeudi 28 Août, 20h30



En y réfléchissant bien, 17€, c'est pas grand chose... Laissez-moi vous conter une histoire...



Il était une fois, 4 garçons dans le vent à Budapest. Ils étaient beaux, ils étaient jeunes, ils étaient pauvre de 17 €. Mais ils s'en foutaient. Après avoir picolé correctement dans leur chambre, ayant de ce fait la première conversation sérieuse du voyage, à propos du Nazisme, d'Hitler et de Mein Kampf, enchaînant sur une tripotée de blagues dont certaines devaient rester culte. Ils migrèrent ensuite vers un pub que l'un d'entre eux avaient repérés, the Old Man's Pub. Des bonnes grosses chopes, des femmes au corps de rêve (T-shirt Rouge, Pantalon Blanc, si un jour tu nous lis, prend nous dans ton lit !), des hommes qui dansent à 2 au milieu du dancefloor vide, l'un des deux qui ensuite danse avec son reflet dans le miroir, de la bonne zik qui tue, et le droit de fumer, bref, tout allait pour le mieux dans le meilleur du monde. Le barathon était bien parti, restait à trouver un deuxième bar. La tête tournant encore plus qu'a l'accoutumé, sans doute à cause des vapeurs de cigarettes, ils se baladèrent un peu dans le quartier, quand soudain, surgit l'enseigne glauquissime qui leur avait tapé dans l'oeil 45 minutes auparavant. D'un commun accord, ils s'engouffrent dans le « Topless Bar » (Quel cruel manque d'imagination). Néons roses et bleus, bonasse devant l'entrée pour aguicher les passants, 3 gardes assez... viril, aux bras 2 à 3 fois plus gros que des cuisses. Ils rentrent safe, confiant, et là, c'est l'hallu totale. Un banc de putes, dont une Topless qui dansent sur la scène. Que du blanc, miroirs pour faire plus grand que ça n'est ET pour mater les danseuses de dos, de face, de tout quoi, tout est étudié dans les moindres détails.

Le serveur est aimable, souriant, baraguine un truc qu'aucun d'eux ne prends la peine d'essayer de comprendre... Et pourtant...



Ils s'installent, la décontraction alcoolémique peut se lire sur leur visage, ils choisissent les consos les moins cher. 2 Bayley's, 2 bières. 45 secondes après que les consos arrivent, 4 putes se lèvent et viennent s'assoirent chacune sur un des accoudoirs des 4 garçons sur le cul. Les discussions stériles vont bon train, et au bout d'une vingtaine de secondes, elles abordent les questions un peu plus pécuniaires. Une fois qu'elles ont vu à qui elles avaient à faire, c'est à dire 4 garçons sans le sous, elle se sont toutes barrés en même temps. Presque en même temps. Hadrien's first, Arnaud's second, Théo's third, et Jorin's last.



Une heure plus tard.



L'ellipse narrative est nécessaire, parce que sinon vous vous emmerderiez.

Après s'être bien rincé l'oeil, ils commandent l'addition.79 000 Kopeck. Pour les non avertis, ça fait 320€. Ils croient tout d'abord à une farce, une inversion de table, une caméra cachée... Bon, beh nan. Il faut payer. Ils avaient simplement mal lu la carte, ou mal écouté le serveur, qui disait qu'il fallait consommer pour au moins 18 000 Kopeck par personne. Jorin et Hadrien sortent pour chercher la thune nécessaire, tandis que les deux pochtrons commencent donc à consommer leur 80 € de consos chacun. Jorin n'as pas besoin de choisir son distributeur de monnaie; Hadrien si. Le premier revient directement dans le bar, mais le second marche un quart d'heure avant de trouver le bon. Pendant ce temps, a Véra Cruz, Jorin est parti dans le salon privé avec une pute, et on ne sait pas ce qui se passe, et Théo et Arnaud continuent de se faire aguicher régulièrement (sauf Arnaud). Hadrien revient, hallucine sur la disparition de Jorin, et sur le taux d'alcoolémie des deux autres nâzes. Hadrien, pensant que les 80€ l'ont fait dessaoulés, repicole. Un peu trop. D'où cette idée irréalisable qui germe dans son esprit. Le meilleur moyen de niquer le système même d'un bar à pute, finalement c'est encore de se branler aux chiottes. Mais devant toutes ces beautées aseptisées et avec ce taux d'alcoolémie, impensable...

Jorin revient. Il leur explique qu'il a eu le droit à un lap dance et une petite branlette pour 5000 Kopeck, c'est à dire 20 €. Le serveur, celui qui leur avait expliqué que si ils se barraient sans payer, demain les flics auraient leurs photos, et qu'en plus ils se feraient péter la gueule par les gentils monsieur devant l'entrée, ce serveur, donc, peut-il perdre son sourire? En tout cas, pas juste après avoir allumé leur cigarettes, et demandé à Jorin, fraîchement revenu : « Did you enjoy ? Do you want more ? ». Mythique...

Arnaud n'en peut plus, il est dégoûté de ne pas se faire aguicher depuis 2 heures. Dernière tentative : quelques échanges très subtils de billets de 20 000... Mais qui reste sans effet.



On avait nos « noms de codes » pour parler des filles : « Haut rose », « Le mec », « La moche », « La number one », « La doyenne » (hhmm, l'âge de la mère d'Arnaud...), etc;



Hadrien, trop saoul ou fatigué pour faire quoi que ce soit, décida d'aller se coucher, vers 3h30.

Les trois restèrent, histoire de finir toutes les consos disponibles, y compris les quelques qui restaient d'Hadrien. Ils rentrèrent peu après.

Ils sont ensuite allez se finir au bar de l'hôtel, puis Nono est parti se coucher (Sans que personne, même moi, narrateur omniscient par intérim', ne sache ni comment ni pourquoi on l'a retrouvé à poil dans son lit le lendemain.)(Avec 3 mecs dans la même chambre.).

Jorin et Théo se sont promenés dans le quartier alentour, les deux beaucoup trop mort pour avancer droit. Le T-Shirt de Jo témoigne d'ailleurs qu'il marchait côte à côte avec le mur, demandant à tout ce qui avait, à priori, des parties génitales internes si elle voulait bien baiser. (La légende raconte (donc Kit-Kat, qui n'est pas une balance), que la plupart ont refusés parce qu'elle voyait bien que Jo était Albanais, et elles étaient effrayés qu'il les détroussent pendant la nuit. Pour les quelques restantes qui n'avaient pas leur porte-monnaie sur elles, il suffit de demander à l'haleine de Théo.



Théo : Allez hop, c'est Sabri qui écrit, enfin moi, George. Je voudrais simplement rajouté que le mec qui écrit depuis tout à l'heure est gros et chauve.. Je sais, c'est dur pour lui. Bon, ce soir on est parti pour allé chopé de la greluche hongroise. On commence à picoler, boire quoi, un peu pour le principe. AÏE. Aujourd'hui, je sais, aucun rapport avec ce que je disais avant, on est allé aux bains de Budapest, ça tu sa mère, même celle d'Arnaud. Ce truc est fou, l'architecture aussi. On se marre bien, on siffle la chanson de la grande vadrouille toutes les dix secondes, enfin moi oui. Lui aussi. Lui aussi. L'autre aussi.

Et pendant ce temps là, Arnaud dit de la merde à propos de l'orthographe et tous le monde s'en fout. Ce soir on mange au Subway, oups comme cet après-midi, le déjeuner.

On argumente sur le ticket de métro pour les femmes. Hadrien est contre, on est tous pour sinon.

Première bonne idée de Jorin, on la notera donc pas, comme ça on croira que ce putain d'Albanais n'était pas là. Finalement, on va la noter pour être sympa.



Jorin : Hadrien est en train d'enculer Théo. QUUUUEEEAAAA ?? Cela ne dérange pas Théo et, de plus tout le monde est content. Ahh !! Un peu d'action !



Je reprends la main, si vous le permettez. On laisse tomber le trip narrateur omniscient. Je l'ai juste fait pour le point d'orgue du voyage, pour bien appuyer là où ça fait mal.

Cet hôtel d'où l'on écrit est en fait un pensionnat, qui fait chambre d'étudiants l'été. C'est cool, hein ? On est au second, ce qui fait qu'on a une belle vue sur la rue, et sur le devant de l'hôtel, où se déroule une soirée. Et comme on est tous des beaux gosses du langage corporel, on remarque un mec et une meuf qui sont en train de se draguer à mort... Et au moment de quitter notre chambre douillette qui commence à sentir l'alcool et la clope, on les voit qui se choppe enfin, donc applaudissement de concert, sifflement et congratulations sont au rendez-vous !

See you tomorrow !



Cannes, 5e Jour. Vendredi 29 Août. Dans le train Vienne-Budapest



Théo nous tient en haleine depuis ce matin. La soirée d'hier était assez folle. Après avoir picolé dans la chambre de l'internat, nous sommes descendus, et nous avons rencontrés quelques personnes qui buvaient tranquillement. Comme une fête, mais devant un bahut... C'était particulier. Parlant le mieux Anglais, j'ai été envoyé comme émissaire pour en apprendre un peu plus sur les nuits Budapestiennes. C'est donc grâce à un autochtone local (pléonasme) que nous avons pu choisir notre lieu de villégiature nocturne. Après nous avoir expliqué un peu tout en détail, un de ses potes est arrivé à la rescousse pour nous expliqué qu'on avait, finalement, le choix entre deux choses :



Les « Beauty », ou les « Slutty ».

...

Migration, de Pest à Buda.





Dans le théâtre de nos nuits, j'ai joué, pour la première fois, le rôle du rabatteur. (Je voulais filer la métaphore théâtrale sur toute la soirée, mais ça m'emmerde, en fait.). C'est à dire, repérer, aborder, danser, puis refiler. En étant rabatteur, la partie la plus difficile, est, en fait, de repérer, contrairement à ce qu'on pourrait croire. Car quand on a rien derrière la tête, draguer devient d'une simplicité déconcertante. On est beaucoup plus nous même, on est plus confiant. C'est juste dommage que cette confiance aille de pair avec « Avoir une coupine ». Un peu paradoxal...

Le gros avantage que cela procure, par contre, c'est que ça permet de faire des choses qu'on ose pas d'habitude. Comme danser le rock dans cet immense boite en plein air avec la première fille mignonne que je croise. Pris dans les tourbillons de cet danse que je ne pratique pas beaucoup, je n'entend plus rien, n'essayant que de me concentrer pour ne pas faire la même passe deux fois de suite sur les 4 que je connais. Ah si, j'ai quand même entendu un petit : « Ce mec est un Français ! » d'Arnaud ou de Jorin... Drôle.



La soirée se poursuit, on picole, on picole.

Ils ont tous leur target en ligne de mire, voir plus, je me retire alors. Enfin, se retirer est un peu mentir. Disons que j'ai passé le reste de ma soirée à payer des coups aux gens qui m'avaient l'air sympathique. Mais uniquement pour des discussions circonstancielles. Ça ne mange pas de pains, et ça peut ouvrir de nouveaux point de vue. C'était franchement génial, instructif, et enrichissant. Un peu plus tard, je m'endors sur ma table, seul. J'ai du passer pour une saloperie d'alcoolique. Je me réveille 30 minutes plus tard, et décide qu'il est temps de rentrer.



Mais assez parlez de moi. Que se passe-t-il dans les sphères environnantes des 3 garçons célibataires ?



Arnaud, tout d'abord, est sur sa Colline. C'est à dire que Monsieur se tape 1600 bornes pour se taper de la parisienne. Nan mais d'où tu viens !!?? Bon, on passe l'éponge, mais c'est bien parce que t'as une dalle monste. Pour savoir comment ça c'est fini, monsieur a passer quelques heures à chercher un coin sombre pour faire des trucs pas très catholique (PAM ^^).



Jorin est sur sa béquille. Au moment où je suis parti, il s'était fait recal par Aurelia, copine de Colline. Mais rendons aux voleurs ce qui appartient aux autres : C'était sa deuxième target, après un franc succès sur la première.) (Hongroise, elle.)



Théo, quant à lui, est... Ah, nan, je vais vous faire attendre un peu. Alors je vais dire des généralités: il m'a dit tout à l'heure que mon anglais était utile en soirée, et je trouve effectivement, qu'avec l'alcool, mon anglais est mieux tourné, j'ose, et j'ai un meilleur flow.



On est vendredi, dans le wagon à bétail du Budapest-Vienne. Il est 11h30, et tout le monde dors. On a tous passés une très courte nuit. J'ai passé, pour ma part, quelques minutes qui m'ont paru une éternité à me réveiller.



Il règne, étrangement, dans ce wagon, une aura de tranquillité inébranlable. Je suis seul, il n'y a que le doux bruit du train qui roule dans la campagne. Personne ne passe dans les couloirs, on est dans le wagon de tête. On ne voit que la verdure qui va à 100 à l'heure. Les solos de « Forever Changes » me font du bien aussi. Bref, je me sens bien, foncièrement, pour la première fois depuis longtemps. Sans doute quelques réminiscences des bains, qui nous ont détendus tout à fait. On se sent comme les rois du monde, dans le monde des rois. Enfin, en tout cas, c'est ce que je ressens. Mais je me suis dit que ce serait plus puissant avec le « on ».





L'envie d'écrire est bien plus forte que mon envie de dormir. Même si je ressens en ce moment même les picotements si caractéristiques du manque de sommeil. Je dormirai quand je serai mort, comme dit le proverbe.



Je parlas un tout petit peu plus haut des bains thermaux de Budapest. Et j'ai omis de vous en parler. Tout ce que vous savez, c'est le peu de choses qu'a pu vous en raconter Théo, un peu plus haut encore.

On arrive un peu à l'arrache, avec nos maillots de bains de plage. On comprends pas tout à ce qui se passe, mais peu importe, on y est, on y reste. On suit le mouvement, la tête en l'air pour admirer l'architecture. Changement, douchage, et on pénètre enfin dans la pièce maîtresse. Quand tout à coup, s'ouvre à nos yeux ébahis un spectacle digne d'un décor de cinéma hollywoodien. Bleu, vert, orange, turquoise, céramiques somptueuses, des mosaïques magnifiques, du sol au plafond. Deux bains en face à face, l'un à 36°, l'autre à 38°. Les marches et les bords sont en marbres brun et blanc, respectivement. On visite ensuite un peu plus en profondeur. Sauna, bain froid, douche pression, hammam à toutes les températures... Mais rien que la porte du 70° nous était inaccessible tellement c'était chaud.

Je retiendrais le sauna comme la seule activité masochiste que je pratiquerai peut-être dans ma vie.



Essayer les différentes combinaisons est aussi très amusant, voir étonnant. (On dirait les résumés que j'écrivais en CM2...)



On visite ensuite la plus belle piscine qu'il m'ait été donné de voir : pas immense, mais avec colonnes de marbres ocre et blanc, jaune safran sur les moulure. Toit ouvrant tout en verre. Bref... La grosse hallu.

Et ce sentiment de bien-être est... comment dire... assez inhabituel. Arnaud et moi avions oublié à quelle point on peut être détendu. C'est une sensation qui est assez inintelligible. Toujours est-il que ce sentiment ne nous a pas quitté de si tôt. Qu'est-ce que ça aurait été si on avait été assez riche pour se payer un massage...



Et la bière-coinche-clope qui suivi fût l'une des meilleures de ma vie. Au moins l'une des plus ... bien. Aha. JE suis sur que quand je vais lire ça, ils vont tous m'approuver, je le sens...



Gagné :).



J'aime quand ils m'interrompent, je me dis que mon récit est vivant. En parlant de récit vivant, il y en a un que je ne vous ai pas encore conté.



Les Filles Nuits de Théopholle !



On avait laissé Théo sur la piste de danse avec Bori. Mais il était bien accroché le bougre : J'ai voulu m'approcher juste pour le faire chier, mais un claquement de doigt et un mouvement de la main ont suffit pour me faire rebrousser chemin.

A noter tout de même que Bori est Hongroise, elle.



A une certaine heure, le grand Théo raccompagne sa donzelle chez elle. Sauf qu'elle habite à l'autre bout de la ville. Ils marchent, marchent, font des tours et des détours pour Madame trouve un bar pusse enin pisser. Alors que précédemment, Théo pensait qu'il pourrait aller dans l'appart' de sa douce pour l'honorer, voilà que subitement elle se met à ne plus vouloir, ce qui permet d'ailleurs à Théo de lâcher un petit : « et... vous habitez chez vos parents ? ».

Après encore quelques minutes de marche, il se trouve finalement un banc entouré de bars, et commence alors le touche-pipi. Pour épargner au lecteur les détails scabreux, disons simplement et subtilement que les hongrois doivent avoir des toutes petites bites, parce que Théo, hier soir, n'a pas niqué, pour cause de Cul-De-Sac. Par contre, il n'a pas niqué, mais dans un lieu public, et de jour (il était environ 6h45...), et ça, c'est la classe, surtout à Budapest...









J'adore le regard des quelques personnes qui passent, mi-dégouté, mi-condescendante... Je reste relativement persuadé que c'est une seule personne qui nous a vu et qui a dit aux autres d'aller voir « les 4 clodos dans le wagon à bétail ». Il y en a même un qui est venu avec son appareil photo pour nos photographier... Mythique.



Vienne, nous voilà



Sur ce, je vais me dégourdir la main et les patounes.





Je crois que le mec sur le quai de la gare à qui j'ai demandé si on était bien à Vienne a du halluciner.



On cherche 2, 3 trucs utiles : l'hotêl, le billet de train pour Par... Quoi ? Comment ça pas de places ? Et plus tôt ? Plus tard alors ? Et samedi ?? Et Lundi ??? OOOOH Putain de bordel d'enculé de fils de pute de connasse.









La guichetière est aimable, mais pas plus que ça... Du coup, Arnaud l'insulte un petit coup. 10 secondes plus tard, elle se met à parler en Français. Je l'ai vu devenir tout blanc :). Elle parlait quand même un Français assez approximatif, et ça c'est surtout vu quand elle a voulu nous dégaaager après 10 minutes quand elle nous a dit : « Discutez-vous !! ». On s'est discuté, et on s'est dit que les lesbiennes dominatrices allemandes, c'était pas un mythe.



Bon, need Internet. Mais avant, on passe à l'hôtel pour poser les sacs. Devant le premier cyber-café, l'idée folle de louer une voiture nous vient. Europcar. Un an de permis minimum. Et meeeeeerde... Bon. On en vient même à regarder le prix des vols Vienne-Paris. Ah ouai, quand même... Bon, bah on va chercher les trains nous même alors. Cyber-café de merde avec Windobe 98, les pages s'affichent plus lentement et mal les unes que les autres. On retourne à la gare, on se fait regourguer un billet pour les yeux de la tête avec 5 changements. Comme on pense qu'on se fait enculer à sec, on retourne dans un vrai cyber-café, avec des vrais ordinateurs dans le dedans. Entre temps, il faut que j'ajoute qu'on était grave dans la dèche, niveau thune. On faisait des plans à tire-la-rigot, appels aux conseillers de nos banques, prier pour que la carte de Jorin passe, des trucs comme ça.

On surfe 30 minutes sur tous les sites de voyages, sur tous les sites de la sncf, tous les trucs qui pourraient nous permettre de se barrer de ce pays.



www.facebook.com



« Ah ouai, alors, là c'est le moment où tu lâches l'affaire »

« Ouai, c'est celui-là ».



Putain, c'est tellement la merde. On est au 36e dessous, genre au bord du suicide. On trouve un train potable, sans convictions. On retourne à la gare. On bad en essayant de trouver comment tout payer, sachant que la carte de Jorin ne passe pas.



On retourne voir notre guichetière préférée. Elle trouve le train qu'on lui propose (incompétente de merde.), et elle nous fait même une petite réduc'. La carte de Jorin rentre dans la machine, ressort. « Ca passe », nous annonce-t-elle. Une seconde passe, on percute, et on hurle. Normal, quoi. Arrêt cardiaque de bonheur. Nos problèmes et 170 Euros s'envolent, on est juste euphorique. Théo avait déjà son billet pour Munich, donc on était que tous les trois. (Théo dormait. Aha, tout ça pour ne pas avoir niqué.)



Donc c'est avec un bonheur ineffable qu'on a bouffé notre kebab, acheté la tize ( 12L, 10Euros !) et rentré à la chambre.







Cannes, je sais pas quel jour.

Whaa déjà ?!

Ouai, mais j'avance un peu.



On a relu tout le carnet, parce qu'on a eu l'idée, avec Théo, de faire un film à partir du carnet, donc on voulait savoir combien de temps ça prendrait. Résultat, 27 minutes. Ensuite, on a picolé, e-cla-té les chiottes, fait des concours de rots...



« Buurrrp »

« Eh putain, c'est un rot de merde ! »

« BBBBBBUUUUURRRRRRPPPP »

« C'est mieux comme ça ?? »

« C'était son grand frère ! »

Fou rire, bien sur. J'ai l'image d'Arnaud tombant par terre de rire...



12 L de binch, même à 4, ça égaye un peu. On a fait les mémos, aussi, dresser la liste des persos fétiches, bu.



Ensuite, départ pour le triangle des Bermudes, Das Bermudas Dreck ! (Pas vraiment un triangle...). C'est vraiment fou, ce concept de que des bars.



Théo : Le triangle des Bermudes : ceux qui y rentrent en sortent en perdition.

Ça, c'est de la phrase !

Ça, c'est de la phrase !

Pendant cette soirée on se tape 3 bars du feu de Dieu : dont le Mojo (tiré de Austin Powers, of course).

Puis un bar qui s'appelle le Bermuda (pas très original pour le coin, d'ailleurs, y en avait 2 ou 3 de ce nom là).



Dans ce bar, les 5 premières chansons nous était dédiés, c'est beau : Ou... Ah, I wanna knooooowww... Je demande la permission au chef de défoncer et d'insulter Arnaud. Ce gars a passé la soirée à boire tout seul, on le retrouve assis dehors tout bourré. Il se fait traiter de clodo par des gens avec qui on discute.

No mais je raconte mal. M'en fout et passe le relais.

NDR : C'est à ce moment là que je lis, à haute voix, aux deux autres, ce que Théo venait d'écrire. Et arrivé à la phrase « Nan, mais je raconte mal », je lâche un « ah oui, c'est vrai... » tellement honnête...

AAIIIIEUUUUU, celui là fait très mal !



Re. Je reprend donc le déroulement de la soirée.



On décide de tous payer chacun un bar. L'idée est chouette, ça me botte. Le premier était très sympathique, on y a même retrouvé les deux gays qui nous avait indiqué le chemin du triangle en sortant du métro. J'y ai aussi appris, par Théo, à porter une vrai choppe de bière, et même comment boire avec, et je trouve ça un peu trop stylé.

Le barathon commence très bien, mais ce soir, il ne s'arrêtera pas au second bar !! Passage au Mojo, ambiance très 60 's, un Sex On The Beach divin, et une bataille d'Edelweiss.

Le bar posé payé, on passe à plus violent. Le DJ nous attendait, envoyant coup sur coup Hit The Road Jack, Barbara Ann, Ouh-Ah, etc.



Théo se fait aguicher un peu plus qu'a mort, elle crie juste braguette dans un mégaphone.

On se barre, on cherche un autre bar, et on se tape des barres. Oh ! Bar à Chicha ! On rentre on s'installe, mais en fait nan, pas le temps. Trop posé pour notre taux d'alcoolémie.

Pause Mc Do.

Retour ensuite dans le Bermuda's Brau, celui-là même où Théo avait rencontré la femme de sa vie (une femme qui a envie de lui, quoi...). Mais cette fois, on pousse l'exploration jusqu'au sous-sol, pour découvrir un second bar.... Arnaud m'invite très gentiment (donc très alcoolémiquement) à déguster deux fantastiques Flying Hirsh. Le concept même de ce cocktail est intéressant. Un verre, et un shooter dans le verre. Le verre contient le Red Bull, et le shooter le Jägermeister. Trop, bon.

Théo revient ensuite me voir parce que sa meuf a une copine, et il a besoin de ma tchatche et de mon niveau pour l'occuper. Légèrement réticent au début, malgré le fait que ça me flatte, je me prend très vite au jeu, l'alcool agissant comme lubrifiant social. Il s'avère alors que cette Viennoise de 31 ans est une des personnes les plus intéressantes que j'ai rencontré de ma vie. Rien que son métier traduit son ouverture d'esprit : Traductrice Allemand-Anglais-Espagnol. Bref, je ne vais pas m'épancher à vous décrire une fille que personne ne reverra jamais de toutes façons. Je me surprend donc à la draguer quasiment ouvertement, et elle dit pas non ! Elle me rappelle Laure, notamment à cause de son petit côté « J'ai honte de mon âge, mais je sais que j'en fais 25 », du minois, de sa pote (Laure avait la même : 24 ans, brune, etc.). Celle de Théo n'est pas Viennoise, mais Australienne. Et choper de l'Australienne en Austria, c'est un peu la classe. Pendant ce temps là, j'en suis désolé pour eux, mais les deux autres s'emmerdent. Et nous font d'ailleurs un peu chier :). Malgré leur attitude, les meilleures saucisses de Vienne (dixit la mienne), et nos discussions aussi prenantes qu'intéressante, on parvient à retrouver nos compagnons, perdus sans les deux maîtres. Une fois qu'on les a trouvés, la discussion part un peu loin, ça parle de maternité masculine, de Supertramp, moutarde et cinéma, de gros cochons roses et de calvitie contagieuse. Un grand moment, qui restera inexpliqué pour cause de honte affligeante. C'était un contact carrément hallucinant, des coupines à usage unique, mais vraiment agréable. Qui n'aura pas de suite...



Comme on est tous saoul, on décide de rentrer. Après quelques longue minutes passées à trouver les bons bus, nous voilà parti. Comme la connasse de SOS (la fille de la gare de Budapest) nous avait dit qu'il y avait jamais de contrôleur à Vienne, on paye pas. Pute. Deux minutes chrono après qu'on soit rentré dans le bus, je me retourne, et je vois une petite bonne femme, qui croit désormais que les transports nocturnes à Paris sont gratuits. Elle nous met pas d'amande, mais nous fait acheter un ticket. Mais à un moment, pendant que je rassemble péniblement la monnaie, Arnaud part en plein trip... D'une voix d'homme saoul tonitruante, il tonne : « EEEEHHH, CA TE FAIT QUOI D'ETRE UNE PUTE ???!? ET CA TE FAIT QUOI DE FAIRE CHIER TOUT LE MONDE DEPUIS 40 ANS ???!! »

Nous, pissant de rire, s'arrachant les lèvres inférieures pour retenir ce rire frénétique... Heureusement, notre arrêt arrive plus vite qu'on le pensait... Je sais qu'aucun de nous n'a payé en entier, voir pas du tout...

En attendant le second bus, on s'assoit sur le trottoir. On demande à Arnaud un truc dans sa poche arrière. La technique de l'homme bourré est alors de se jeter à plat ventre sur la voie de bus pour avoir accès à ces poches traîtresses. On le suit. On nous suit. Hein ? Bah ouai, deux meufs viennent de trouver notre idée très bonne, et s'incrustent avec nous. Teddy et Maxi. Elles ont quand même l'air un peu conne. Teddy a même essayé de voler Kit-Kat ! Mais on ne négocie pas avec les terroristes. Alors on lui a pété les jambes, volé ses rotules et fait boire ses règles; en tout bien, tout honneur, bien sur.

On rentre finalement sain et sauf, malgré de très beaux jurons français à tout ce qui passe dans le second bus. On se pose sur les lits, ça tourne, il est 5h, les quatre garçons dans le vent s'endorment en moins de deux minutes. A noter que je partageais un lit double avec Arnaud, que j'ai retrouvé avec sa main sur ma tête, l'autre sur sa bite, en train d'essayer de subtilement subtiliser ma couette alors qu'il en avait une sous son postérieur...

« Euuh... Arnaud ? Ya comme un malaise, là... »

« Heeeeein? Oula... Désolé »





Vienne, 18h



Vienne est une ville dingue. On se demande quan est-ce que ça va s'arrêter, c'est une orgie pour les yeux, un déluge architectural. On ne sait plus où donner de la tête tellement tout est sublime. Je me demande pourquoi cette ville n'est pas aussi connue. En tout cas pourquoi personne n'en parle avec la même ferveur que moi. Ça a vraiment l'air d'être une ville ans laquelle j'aimerai habiter. Vraiment. Plus j'y pense, et plus ça me tente. Une ville jeune, magnifique, au centre de l'Europe, culturellement hyper éclectique. On a visité un tas de bâtiments, tellement qu'on se rappelle pas des noms. La folle journée du 30 septembre 2008 restera à jamais gravé dans ma mémoire. On avait lâchés nos 4 garçons profondément endormi, la tête tournant. Cette pension ayant un petit dèj inclus, on avait décidé de se lever, histoire d'en profiter. 9H30. Aiiieuuuh ! J'ai les n'yeux qui piquent ! On se bouge, et nous attendent 2 faux croissants, de la confiote, thé-café-choc. Jus d'orange pour 1€ de plus. Ils se font pas chier, quand même. La fatigue est en nous, les blagues les plus nuls trouvent toujours un écho des plus positifs (Pipi-Caca-Prout pour la plupart). Retour à la chambre, on range tout, pour le check-out à 11h. Pas de problèmes, décollage. On fait 15m pour retrouver l'autre auberge de Wombats. J'ouvre la porte, et je m'efface pour laisser passer deux yeux subjugants... La créature nous remercie chaleureusement pour ce qui a pu apparaître pour de la politesse alors que ça n'était que de l'immobilité. Et je ne raconte cette anecdote en apparence anodine que pour notre « You're welcome ! » si franc et simultané à Théo et à moi, qui me fait encore beaucoup rire aujourd'hui pour sa candeur juvénile.

Mais je me laisse emporter par ma plume, et j'en oublie de vous faire part de notre situation :

Jorin, Arnaud et moi partons donc le lendemain à 7h, à peu près. Comme on compte bien fêter la vie de rêve qu'on a eu cette semaine, il est hors de question de se coucher à minuit pour avoir une nuit descente dans l'hôtel. Donc nuit blanche pour nous. Mais pour l'heure, on cherche une chambre pour Théo, d'où notre entrée au Wombats. Après une heure où l'on migre d'échec en échec, Théo se rend à l'évidence et revient à la raison... Il se la colle avec nous !



Direction la gare, on consigne nos sacs, et on hit the road ! Direction le centre historique et c'est là que Venise fait très mal. C'est un festival de couleurs, de formes, de parcs, de bâtiments en tous genre. C'est un peu une ville musée. Tout y est extrêmement travaillé. Comme la fusion parfaite entre une ville historique et une ville jeune et dynamique, compétente. Les Viennois(e)(s) sont des gens, pour la plupart que j'ai rencontré, très chaleureux. Mais poursuivons le déroulement de la journée. Quelques heures (trois) sont alloués à la découverte du centre historique. Mairie, Théâtre, jardins, Musées nationaux, parlement(s), rues, tout est sublime.



« Putain, ils se font pas chier niveau Parlement dans les pays de l'Est ! »

« C'est vrai que nous on a des sales parlements »

« ... »



Non non, on est pas, mais alors pas du tout épuisé... Je crois simplement que je n'ai jamais eu aussi mal aux jambes qu'en arrivant au Mcdo. Le McDo... Dieu qu'il m'est difficile de conter un fou rire sans que ce soit ni chiant, ni pas drôle du tout. On finit nos burgers. 15H, clope. Et là, comme si on avait pas assez de citation de La Cité de la Peur dans nos conversations de tous les jours, l'idée me vient d'envoyer ma fumée de cigarette dans la gueule d'Arnaud en lui expliquant clairement que « je sais pas comment [il] fait », accompagné d'une moue admirative, un hochement de la tête et une mimique de la main.

Il n'en fallait pas plus. La fatigue aidant, on s'est tapé une énorme affiche pendant 10 minutes devant le Mc Do... Depuis, je ne grille plus une clope sans y penser voir le faire. Nono, lui, s'est même fait une clope entière en prononçant silencieusement les mots magiques à chaque taffes.

On migre ensuite vers Schonnbrunn, un château paraît-il mythique. C'est vrai que de loin, c'est assez impressionnant. En s'approchant, les fenêtres Leroy Merlin font un eu mal au moral. Mais comme il paraît que c'est le parc le plus impressionnant, on fait le tour. Et effectivement, c'était un peu mieux. Déjà parce qu'il est plus beau de dos, mais aussi parce que l'arche qui surplombe le parc, qui est en escalier de pentes douces sur 700 mètres est assez belle. On décide de marcher jusqu'à l'arche sans se retourner.



« Ah ouai ! Et si on se retourne, on se fera changer en statue de sel ! »

« Ah ouai putain, c'est dans quoi ça déjà ?! »

« La bible. »

« ... »



Depuis le diner au Subway à Budapest, on a mangé, dans l'ordre, chez : Burger King, Kebab, Kebab, Mc Do, Saucisses, Mc Do, Kebab, etc. Autant dire que la phrase : « Euuhh... Ça vous dit on bouge ? » avait pris un tout autre sens...



Finalement, aucun de nous ne s'est transformé en statue de sel. Et on a tous découvert une vue.... décevante. On était trop loin :). Alors on est re-descendue un peu, histoire de profiter et de la vue sur Vienne, et de l'herbe. On était pas pressés. Profiter du soleil autrichien dans les jardins royaux, faire des blagues de pertes d'appareil photo hyper rigolote, regarder les nuages, écrire dans le journal, etc. Le paradis.



On finit quand même par rentrer à la gare, notre nouvelle maison, un peu à contrecoeur. On se pose dans la cuisine (le café de la gare, on coinche-pinte. La fatigue est là, et putain, elle fait mal. On passe ensuite par la salle de bain avant de faire un tour par la salle à manger.

Se doucher dans les salles de bains de la gare est une expérience de vie. A part que celles-là humaient une odeur de cadavre en décomposition avancé. Le genre d'odeur qui prend à la gorge.



Kebab, donc, pour changer, et on s'est dirigé vers le MuseumKartier. C'est la soeur d'Arnaud qui lui a parlé de la lace à l'intérieur du quartier. En sortant du métro, on a quand même bien ri en voyant cinq pelés sur un pue d'herbe. Mai ensuite, on a trouvé le véritable endroit, et c'était assez hallucinant. Des sortes de barques en cartons recouvertes d'épais plastiques sont posées partout sur la place. On s'en trouve une, on picole gentiment, on discute meufs (surtout les miennes), ciné, musique, etc. Bref, huge, as usual.



On rejoint ensuite le désormais culte Triangle des Bermudes, paré pour une belle nuit blanche. Arrêt à StephenPlatz, donc.

C'est marrant comment elle a changé la station !

Ah ouai, nan. Bon. Ben, on va à pied à SchwedenPlatz ?

Ça tombe bien, c'est à deux minutes !



Et puis, bah, c'est partiiiiiii ! On commence donc par notre fief, le Bermudas Brau, et on fait au plus urgent d'abord : Les incontournables Flying Hirsh ! Arnaud s'en lave les mains. Parce que ce qu'on nous a pas dit, c'est que glisser sur la rambarde de l'accès au métro en mettant la main sur marbre qui tient la dite rambarde, bah ça fait devenir noir d'Afrique de la main, mais en négatif.

On dit merde à la fatigue, elle nous aura pas cette pute. La fatigue est une mort journalière. Le combat d'une journée est de la remplir jusqu'à l'inévitable : le sommeil. Le combat d'une vie est de la remplir jusqu'à l'inévitable : la mort. Carpe Fucking Diem.



On enchaine avec le Marco Polo, un bar à ziques très cool, avec un chanteur Folk dans le dedans. Je pète un verre, la clope pique les yeux, on kiffe la vibe, et la fatigue glisse sur nous comme un pet sur une toile cirée. On passe ensuite au Kaktus Club, où, malgré l'ambiance de feu, on sirote passionnément notre bière, la faute à quelques danseuses...haut perchées ! J'ai volé la bouteille de bière. On a pas payé. J'ai posé la bouteille de bière.



Ensuite, comme j'ai faim, on va manger un bout. Les même saucisses que la veille. A un détail près. Ma Laure Viennoise avait commandé pour moi. Je prends donc ce qui a l'air d'être ce que j'ai pris la veille. Je lui dit que c'est presque ça, mais qu'il manque du fromage. Il rappe, et me fait sentir. Et c'est à ce moment là que j'ai perdu une première fois mes cellules olfactives. Mais je dis go quand même. Arnaud prends exactement comme moi. Et on a compris que ça n'avait rien à voir avec la veille. Ce fromage était tellement fort... Chaque bouchée, chaque respiration devenait plus difficile. On en pleure, bien sur, toutes les larmes de notre corps. C'est drôle.

Après ce Pit-Stop en bonne et due forme, on retourne au Bermudas Brau. La fatigue a trouvé ses prises sur moi, et elle m'agrippe bien, la salope. Je donne tout pour ne pas m'endormir sur la table. Je ne fais donc que m'assoupir sur ma chope. Les autres sont cons, pour changer, je crois. Ils migrent en bas, je migre devant, ils migrent au Red Truc, je migre au Red Truc, sauf qu'il me foutent sur un tabouret à une table, et ensuite se casse, pour que je puisse dormir tranquille. Ce que je fait. Durant 45 minutes.

Je crois que c'est la première fois que je me fais kidnapper en dormant : Je me suis fait porté par le col, mais je ne me suis réveillé qu'après ! C'est à dire que je me suis réveillé déjà en mouvement. Il y a pas à dire, ça m'arrive de me demander où je suis le matin en me réveillant, mais alors là, j'ai du bien mettre 5 secondes (et c'est long !) à comprendre que j'étais à Vienne en train de me faire sortir d'un bar parce que j'avais l'AIR trop saoul.



Comme une fleur, je re-rentre, nonchalant, dans le bar. Mais le videur me fait un signe compréhensible par la majorité des pays occidentaux m'indiquant que je ne suis plus le bienvenue pour ce soir. Je me retrouve comme un con, dehors, plus trop endormi, mais caillant ma race, en train d'attendre mes potes.



Potes qui me rejoignent 5 minutes plus tard, me contant leurs exploits : Ils se sont donc pris des bières, avant de commander un « El Diablo » chacun. Les serveurs, morts de rires. Le barman leur promet une bière gratos s'ils s'en font deux comme ça. Le seul problème, c'est que ce cocktail, c'est mi-téquila (pas l'alcool le moins fort du monde, déjà), mi-tabasco. Pour les non-aficionados, c'est juste l'huile pimentée commercialisée la plus forte du monde. S'ensuit donc ensuite des larmes de circonstances, des « ................. », parce que crier, ça fait trop mal, puis encore des larmes. Théo finit par aller vomir juste le cocktail (j'ai entendu petite bite !). Bref, ils douillent.



Ils me retrouvent donc ensuite, pour qu'on puisse aller à LA boite de Vienne, le Flex. On sait vaguement vers où c'est, mais bon, on demande quand même 3 fois. La 3eme est brune, grande, à forte poitrine, et passe justement pas loin. Jorin se la garde donc pour lui tout seul, sans notre accord, comme ça ! Nan mais j'vous jure. Elle nous amène à un endroit, et nous dit d'encore continuer. On tombe finalement sur le Flex Café, fermé, donc nan, mais au moins, on s'approche. On imagine, qu'a la manière du Queeny et du Queen, ils doivent même être tout proche. On se bouge donc un tout petit peu, et on tombe sur le Flex, fermé lui aussi, pour les même raisons que le Flex Café. Dégouté, on se bouge sur un ilôt au milieu du Danube, dont l'accès est bien entendu interdit, mais on franchit sans mal les pics qui empêchent de passer sur le côté. On se pose 2 minutes, on voit un groupe de jeunes passer, avec une seule meuf. On interpelle, comme seuls les français savent faire, avec un mépris sans limite. Et deviner qui des mecs ou de la meuf ont décidé de se bouger en premier pour braver l'interdit et le danger ? La fille, bien sur. Et les mecs ont suivi comme des petits pains. Ils passent, et ne nous adressent même pas la parole. Quelle surprise !

Migration des 4 garçons dégoutés que la boite soit fermée vers le triangle, histoire de voir ce qu'il s'y passe. La réponse est : rien. On doit être une vingtaine a être au milieu. On rencontre un mec et quelque meuf avec qui on tape la discute. On lui demande où est-ce qu'on peut faire la fête à cette heure là ( Il doit pas être loin de 5h). Il nous dit de le suivre. Il discute un peu avec Jorin, lui dit qu'il déteste les albanais. On parle un peu sur le chemin, on lui raconte notre périple, etc ; On arrive devant la boite, Théo se fait refoule pour sa tenue vestimentaire. On demande de l'aide à notre comparse à usage unique, qui me répond un truc que j'ai trouvé gigantesque : « You're French, right ? I hate French people ! » et se barre avec ses copines dans la boite. Beaucoup trop sur le cul, j'éclate de rire... Ceci est a rapprocher du fait que la majorité des Autrichiens sont, paraît-il, carrément xénophobe. Mais bon, moi, ça m'a fait rire. On se bouge donc, re-complêtment dégouté, mais heureux quand même. Il est 5h30, et on se pose sur une petite place, entre SchwedenPlatz et StefenPlatz. On papote gentiment, avant de voir que la luminosité commence à grimper. D'un commun accord, on décide donc de se bouger jusqu'à un endroit d'où l'on pourra voir le soleil se lever. On marche donc vers l'est, et on tombe sur le Danube. Arnaud nous prévient : « Régalez-vous, les mecs, parce que les lever de soleil des pays nordique sont bien plus fous que ceux qu'on a de par chez nous. ». Juste le temps de lui faire remarquer qu'on est en Autriche, le soleil se lève déjà, et la douce chaleur nous lèche le visage.



Le soleil darde de ses rayons les quelques immeubles qui nous entourent, se reflète, complétant le reflet du Danube. On est là, tous les 4, seuls dans Vienne, admirant un spectacle qui ne se reproduira peut-être jamais plus pour les 4 garçons sur le cul. Un instant magique, unique, unificateur, inoubliable, conclusif, admirable, et je vais bientôt tomber en panne de superlatif. On oublie tout, pour un moment. Profitant de l'instant présent, oubliant qu'on a pas dormi depuis 22h, oubliant les problèmes de thunes, la rentrée, les cours. Plus qu'un avec la nature et l'architecture. Magique, vous dis-je.





On rentre ensuite à la mais..euuhh, à la gare. On attend le train. Théo n'a pas le même train. Alors on fume sur le quai, en attendant que le notre parte. On fait tous les wagons, espérant secrètement qu'il y a aussi un wagon à marchandise dans ce train. Mais nan. On trouve finalement une cabine avec une petite brune toute mignonne. On se laisse tenter, on fait connaissance, on fait des relais pour fumer pour pas qu'on se fasse taper les places. Mais le contrôleur arrive peu après, et nous explique enfin le système des résas. On l'a dans le cul. On trouve alors un autre wagon, que je choisis 4 places pour pouvoir accueillir notre nouvelle amie. Il s'en faut de peu.

C'est à ce moment là que se passe une anecdote que je ne peux que raconter, ne l'ayant pas vraiment vécu. Avant, il faut que je raconte un détail : en Autriche, les portes des trains se ferment toute seule au bout de 3 minutes. Arnaud fume avec Théo sur le quai, et voit les portes de son train qui se ferment. Habitué à ce que ce signe annonce le départ, son coeur s'arrête, mais sa tête prend le temps de lâcher un : « Donc moi, je prend l'autre » tout à fait de circonstance, qui m'a fait, sur le moment, pisser de rire. (C.f : La cité de la peur, pour changer).



Les adieux sont bref, mais intense. C'est qu'on en a vécu des trucs fédérateurs pendant cette semaine. Ce petit con de Théo, je le rappelle, prenait son train pour Munich une petite heure après nous. Le voyage en train se passe bien. On (je) discute un peu avec notre petite découverte, qui s'avère être une danseuse de bar transyvalnienne (là où habite Dracula) passionée d'architecture parlant un anglais assez moyen, qui adore danser et voyager. Et ce petit brin de fille sans avenir partait pour un voyage d'une vingtaine de jours pour Zurich, Bruxelles, Luxembourg, Paris et Barcelone. La classe. Moins que nous, mais la classe quand même.

D'ailleurs, elle nous explique un truc qu'on a beaucoup regretté de savoir. Elle nous a expliqué que le truc où il y a marqué Flex à côté du Flex Café est en fait encore le Flex Café, et que le vrai Flex était sur l'autre rive. Tellement dégouté. M'enfin. On dors quelques heures tant bien que mal. S'ensuit alors quelques coups de flips du a un retard de 20 minutes du Zurich-Paris. Mais rien de bien méchant. On s'allonge sur le quai.

J'adore regarder les gens quand je suis dans des situations incongrus. A savoir allonger sur le quai de la gare avec mes lunettes de soleil, avec mon sac en oreiller. C'est tellement révélateur. Je faisais des coucous aux petites filles avec un immense sourire, et leurs parents détournaient le regard et avançaient un peu plus vite... Drôle.

Le retour dans le train se passe sans accroc, à part que je me fais dégager de ma place alors qu'il y en avait pas loin. Deux GROS cons. Discussions sur le plan de la soirée. Comme si on était pas assez fatigué... Mais ça va faire plaisir de revoir tout le monde. Plan pratique, le père d'Arnaud vient nous chercher. On dort, on pense, on discute, on raconte, j'écris. On descend du train. On marche. On trouve le père d'Arnaud. On rentre.



Les portes claquent sèchement dans l'air frais du dimanche soir parisien.

2 commentaires:

  1. j'ai pas compté le temps que j'avais mis à tout lire, mais en tout cas un sacré temps...
    bizarrement, j'ai préféré la première partie, celle que j'avais entendu de vive voix, parce que je la relisais en t'entendant... mais ce voyage avait l'air fou !

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  2. « Ah ouai putain, c'est dans quoi ça déjà ?! »

    « La bible. »

    « ... »
    oo ouais
    theotop hadrien,génial ce PETIT résumé.

    "Il discute un peu ac jorin, il dit quil deteste les abanais" ... "you're french right ?i hate french people."

    Bisous !

    arnaud et jorin

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